Revenir au site

Anicca, l'impermanent !

· Sagesses

Anicca : se prononce anitcha
 

Naître, vieillir, mourir, naître de nouveau....
L'enfant que nous étions est il le même que l'être que nous sommes devenu ? Tout dans l'univers, -hormis le nibbâna- est soumis aux trois caractéristiques. Anicca, l'impermanence est la plus simple des caractéristiques à observer. La vie même, impermanente, est faite de cycles, de transformations, chaque instant de la vie d'un humain voyant ses cellules disparaitrent, et, jusqu'à un certain âge, d'autres se créer. Les planètes et les étoiles n'échappent pas à l'impermanence, comment le pourrions nous? Mais les choses les plus abstraites et les plus subtiles, comme l'esprit, le mental sont elles aussi soumis à la non-permanence. Un instant l'esprit est ainsi, l'instant d'après il est autre chose, un instant attentionné et conscient, et l'autre distrait et vagabond. Lors de la méditation nous pouvons observer le flux des pensées, y en aurait-il une qui prédomine? Par la reconnaissance de cette pensée, elle en vient aussitôt à disparaître. Et il en est de même pour les sensations, les émotions, les supports des sens, les consciences.
La non-permanence est faite de petits et de grands cycles; la mort clos notre cycle de vie, elle clos notre conscience et notre corps, qu'avec beaucoup de chance nous avons pu utiliser jusqu'à un âge avancé, sans que trop de maladies ne l'aient fait souffrir.

Mais de nombreuses maladies ont souvent la forme de la corruption, c'est à dire du désir avide, de la haine et de l'ignorance. Elles soumettent le corps et l'esprit aux rudesses de leurs épreuves, et après la mort, le corps se décomposant "rend" compte de toutes les corruptions.

Nous nous attachons à ce corps en disant :"Je suis encore jeune, je mourrai quand je serai vieux, plus tard..." Et pourtant nous n'en savons rien, la mort étant possible à chaque instant. Nous nous attachons à notre conscience en pensant :"Ma conscience m'appartient, elle m'est chère, fidèle et me suivra jusqu'à la mort et peut être au delà..." Et pourtant elle ne nous appartient pas plus que ce corps, l'impermanence y mettra un terme sous peu, et l'attachement n'aura été que vain.

La graine possède toutes les informations génétiques qui feront d'elle un arbre; le Dhamma peut être la graine qui, une fois planté sur un terrain fertile, permettra la croissance du procesus pour déraciner les passions, nous mènant vers le nibbâna.

Les changements sont permanents, souvent imperceptibles. La montagne qui s'érode ou se déplace, le soleil qui brûle son carburant... A quel moment n'est on plus un bébé, à quel moment devient on adolescent, puis adulte, puis vieillard....? Ne sommes nous pas amené à vieillir et mourir ? La société moderne ne peut regarder la mort en face, la plupart des gens se disant athé, cette société n'a même plus le support de la religion chrétienne amenant les croyants aux paradis, la mort est donc tabou et sans espoir. Pareillement la vieillesse signifie l'arrêt des attributs qui permettent de jouir de la vie, tels que la beauté, les désirs, la réussite, la capacité de ressentir, la place active dans la société... 
 
Pourtant nous savons bien que la vieillesse permet souvent plus de sagesse, plus de recul, plus de saveur. Accepter les changements, c'est accepter de ne pas s'attacher. Notre vie en amènera une suivante, puisse elle être bénéfique, jusqu'à l'arrêt total des souffrances et des attachements terrestres et supra-terrestres.

Source: Dhammapiti
Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OK